A l’entrée de l’église, une plaque commémorative, posée en 1912, honore la mémoire des soldats de la paroisse morts sous les drapeaux.

Plaque commémorative 1870

La guerre franco-allemande (19 juillet 1870 - 28 janvier 1871) opposa le Second Empire français et les royaumes allemands unis derrière le royaume de Prusse (aussi est-elle parfois appelée guerre franco-prussienne). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l’Allemagne, qui n’était alors qu’une fédération d’États quasi-indépendants.

La défaite entraîna la chute de l’Empire français.

(source Wikipédia)

oct 07 29
Le tableau

Au temps de son départ en 1991, Monsieur l’Abbé Tresca avait alerté le Père Simon sur la présence dans le presbytère d’un tableau très abimé servant à fermer une trappe de grenier.

Ce tableau a été pris en charge par la commune de Sannerville aux fins de restauration.

Au premier examen, il s’agit d’une toile du XVIIIème siècle, représentant Saint-Martin partageant son manteau pour un pauvre. Le costume du Saint est celui de l’époque de François 1er. C’est donc la copie d’un original du XVIéme siècle.

A la restauration, une peinture apparut au "verso" de la toile : une "Assomption de la Très Sainte Vierge". Nous avons donc là une toile double : peut-être une ancienne bannière peinte comme on en trouve dans l’Eure ou dans le Pays d’Auge.

Cette toile se trouve désormais dans l’église, dans la chaire, pour qu’elle puisse être vue des deux cotés.

oct 07 29
L’église

Extrait du Tome II des Statistiques Monumentales du Calvados par Arcisse de Caumont 1850

L’église de Sannerville est moderne dans son ensemble ; il n’y a que la tour d’ancienne.

Le chœur doit avoir été très récemment reconstruit, la nef peut l’avoir été dans le siècle dernier : mais entre chœur et nef existe une arcade en ogive, ce qui prouve qu’on a conservé quelques parties des murs de l’église précédente en reconstruisant celle-ci. Un énorme autel à colonnes corinthiennes établi il y a peu d’années occupe le fond du chœur. La tour placée à l’extrémité occidentale est large et massive ; elle peut dater du XIVe siècle, un toit à double égout la couronne. Dans la partie supérieure j’ai remarqué à l’un des angles de cette tour une figure grossièrement sculptée qui, évidemment, n’avait pas été destinée pour cette place ; j’ignore quel personnage on a voulu figurer. L’église de Sannerville est sous l’invocation de Notre-Dame. L’abbaye de Troarn en avait le patronage et percevait un tiers de la dîme ; le reste était perçu par le curé.

Carte de Cassini - fin XVIII

Lirose, Lesdrosa, Lierosa, Lierose, était une petite paroisse qui a été réunie à Sannerville ; l’église n’existe plus, elle était sous l’invocation de Saint-Germain et avait été donnée à Troarn, dit le cartulaire, par Roger de Montgommery, fondateur de l’abbaye.

Chapelle et prieuré de Folletot. Il y avait très anciennement à Folletot, sur le territoire de Sannerville, une chapelle Saint-Rémi qui dépendait de l’église de Sannerville. Il paraît, d’après le cartulaire de Troarn, qu’en 1115, un certain Guillaume, prètre, de Banneville, avait revendiqué sur cette chapelle des droits attribués à l’église de Sannerville, mais qu’il renonça à ses prétentions. Voici ce que je trouve à ce sujet dans le cartulaire de Troarn : « Anno millesimo centesimo quinto decimo, XVII Kalendas februarii, Willelmus, presbiter de Barnevilla, cum filio suo Roberto, venit in capitulum nostrum, et, petens veniam ab omni conventu super calumpniam quam de ecclesia de Foletot contra sanctum Martinum injuste fecerat, et ipsam calumpniam ex toto dimittens, promisit se deinceps fidelem sancto Martino et abbati Andree permansurum, filio suo Roberto, accepta societate nostra, hec omnia concedente, et se ad nos venturos, etc. Suirco abbas concessit eis ut in dicta ecclesia, sicut quilibet alius clericus, cantara possint, etc. » Il paraîtrait que les prétentions se seraient élevées plus tard sur la même chapelle de Folletot de la part du clergé de Banneville, car nous trouvons dans le cartulaire une autre charte de 1215, déclarant que la chapelle de Folletot était sous tous les rapports, dépendante de l’église de Sannerville. « Preterea dico et concedo quod nulla persona ecclesia Sancte Marie de Barnevilla, cujus patronus pertinet ad feodum Rogeri militis de Amundevilla, debet vel potest aliquid reclamare, ratione predicti patronatus in capella de Foletot ; que capella plenarie cum omnibus pertinentiis suis adjacet et subditur ecclesie de Salnevilla, etc. Actum, etc. anno Domini M. CC. XV. Vers la fin du XIVe siècle, dit Mr De La Rue, Girard, sire de Tournebu, et d’Auvillers donna à Troarn la terre et seigneurie de Folletot avec 200 écus d’or, pour ériger ladite chapelle en prieuré ; mais en l’année 1213, Robert Firtz Enneis, baron de Thury, avait fondé à St-Samson-en-Auge l’hôpital de la Madeleine de Saulx ; et, comme il n’avait laissé pour héritière qu’une fille Philippine, femme de Philippe, baron de Tournebu, Richard de Tournebu qui en descendait, jugea à propos dans la suite, en 1404, de faire ériger en prieuré hospitalier l’hôpital de la Madeleine, et d’accord avec Louis de Cantemerle, abbé de Troarn, la fondation du prieuré de Folletot fut révoquée et les biens qu’il possédait passèrent à l’hôpital de St-Samson.

Curiosité : Voir aussi Un tableau dans l’église