mai 08 5Le mot du Maire (Mai 2008)
La fin de l’année scolaire n’est pas encore à son terme qu’il faut déjà penser à la prochaine rentrée : inscription pour les petits qui vont intégrer l‘école maternelle, l’école élémentaire ou le collège pour les plus grands.
Comme chaque année, une fête est prévue avant le départ bien mérité pour les grandes vacances qui seront très ensoleillées ! !
Cette fête sera particulière.
En effet, à cette occasion un nom sera donné à l’école élémentaire qui est restée trop longtemps dans l’anonymat.
Le conseil, après délibération, à l’unanimité, souhaite que désormais l’école élémentaire s’appelle
« école Marthe & Michel LAS ».
Les anciens de la commune se souviendront des leçons de morale, des dictées, du calcul mental, des problèmes de robinet … dispensés par ces maîtresse et maître d’école très compétents, sans oublier leur investissement pour le bien de la commune.
C’est avec un réel plaisir que Sannerville leur rendra hommage.
Pour se souvenir, une exposition se met en place. Pour la réaliser, appel est fait aux Sannervillais qui ont essuyé les bancs de l’école afin qu’ils nous confient photos, objets, mobiliers retraçant l’histoire de notre école. Nous en prendrons le plus grand soin.
Contactez le secrétariat de la Mairie. Brigitte FARON, chargée de mission, se fera un plaisir de vous rappeler pour mener à bien cette manifestation.
Ne ratez pas la fête de l’école élémentaire le samedi 21 juin !
· 10 h 30 spectacle des enfants
· 11 h 30 inauguration de l’école Marthe & Michel LAS
· 13 h 00 barbecue
· 15 h 00 kermesse : nombreux stands avec
- la dictée de Madame LAS de 1965 ,
- l’exercice de calcul de Monsieur LAS de 1968 ,
- et d’autres surprises.
Christian Piélot
avr 08 5Inscriptions École élémentaire
- Sa réinscription se fait automatiquement si votre enfant est déjà à l’école maternelle ou à l’école élémentaire de Sannerville cette année.
- Sinon une inscription auprès du secrétariat de la Mairie est obligatoire pour tous les élèves arrivant à l’école élémentaire. Elle peut se faire dès maintenant. Se munir du livret de famille et d’un justificatif de domicile.
Pour tous les élèves arrivant à l’école élémentaire, l’admission sera effectuée auprès de Madame André-Etienne, la directrice (tél. 02 31 23 30 50), le samedi 31 mai de 9h à 12h.
Se munir des documents suivants : le certificat fourni par la Mairie, le carnet de santé de l’enfant, le livret de famille, un justificatif de domicile, le certificat de radiation si l’élève vient d’un autre établissement.
avr 08 5Inscriptions École Maternelle
- L’inscription des enfants de moins de 3 ans se fera dans la limite des places disponibles. Les parents sont priés de se faire connaître auprès du secrétariat de la Mairie.
- Si votre enfant est déjà à l’école maternelle de Sannerville cette année, sa réinscription se fait automatiquement.
L’admission sera réalisée par Monsieur BELLEC, le directeur, le samedi 24 mai, de 8h40 à 11h40 pour les enfants nés en 2003 – 2004 et 2005, dans la classe de petite section (tél. 02 31 23 26 76).
Documents à présenter pour l’admission : le certificat fourni par la Mairie, le carnet de santé de l’enfant, le livret de famille et un justificatif de domicile, le certificat de radiation si l’élève vient d’un autre établissement.
avr 08 5Le mot du Maire (Avril 2008)
La mobilisation a porté ses fruits : maintien de la 6ème classe de l’école élémentaire. Bravo à toutes celles et ceux qui ont donné de leur temps et se sont engagés dans cette démarche difficile pour convaincre Monsieur l’Inspecteur d’Académie. Merci avant tout aux nombreux « voyageurs » qui ont défendu leurs droits, et aux 26 enfants du voyage qui suivent assidûment les cours.
Pour la rentrée 2008, avec 3 classes de maternelle et 6 élémentaires, les décisions sont donc arrêtées, mais je dois vous dire qu’il est de plus en plus difficile d’estimer correctement les effectifs dès le mois de novembre pour la rentrée suivante de septembre. D’une part, les départs ou arrivées des familles sont plus fréquentes que par le passé. D’autre part, l’Inspection d’Académie n’enregistre pas tous les enfants : les 2 ans sont oubliés, voire indésirables et seuls quelques enfants du voyage sont comptés.
Depuis 2 ans, l’Inspecteur d’Académie demande à la Mairie de tenir à jour une liste de tous les élèves inscrits. Celle-ci étant validée ensuite par une admission sous la responsabilité des écoles maternelle et élémentaire. L’objectif de l’éducation nationale est de mieux connaître les effectifs pour préparer ses choix de nomination du personnel enseignant.
Auparavant, j’avais confié le soin aux 2 directeurs de régler l’ensemble des affaires administratives. Cela n’est plus possible et les parents doivent maintenant procéder à 2 démarches différentes.
Dorénavant, l’inscription dépend de la Mairie et peut se faire dès maintenant auprès du secrétariat aux heures d’ouvertures habituelles (lundi—mercredi—vendredi de 10h à 12h et de 16h à 19h).
L’admission relève de la direction de chaque école.
mar 08 26Journées d’action
Les 25 et 26 mars contre la fermeture annoncée de la sixième classe.
Les parents d’élèves et l’Inspection Académique sont en désaccord sur le nombre d’élèves inscrits : 24 enfants issus de la communauté des gens du voyages ne sont pas comptabisés car ils ne sont pas tous présents le jour de la rentrée !

Opération escargot hier à Sannerville
Source : images FR3 Basse Normandie (Le reportage à 6 minutes et 20 s)
jan 08 31La cantine et la garderie
Bruno Martin a pris le relais de Danielle Philippe et assure la continuité de la confection des repas sur place avec des produits frais.
Cette année encore, le nombre d’enfants est important , environ 120 élèves par jour, dont 40 pour la maternelle.
Madame Danielle Philippe (à gauche) partira au début du mois de décembre pour une retraite bien méritée. Dès la mise en place de la cantine en 1981, Danielle a pris la direction des opérations avec courage et persévérance. L’effectif était alors d’environ 40 élèves.
Depuis lors, grâce à la bonne réputation acquise et justifiée au fur et à mesure des années, la fréquentation n’a cessé d’augmenter pour atteindre aujourd’hui une moyenne de 120 repas par jour, entièrement élaboré sur place avec un grand savoir faire.
Merci Danielle !
Cette évolution a nécessité l’aide de Monique POIRRIER (à droite) puis de Mireille MANTEZ.
Pour assurer le relais sans perturbation, son successeur,
Bruno MARTIN,
a pris ses fonctions en septembre afin de se familiariser avec les enfants et le fonctionnement du restaurant scolaire. Il continuera à confectionner de bons repas avec des produits locaux irréprochables et de bonne qualité.
(Article paru dans le Bulletin Municipal d’Octobre 2007)
oct 07 30Les établissements scolaires
Les écoles communales
Ecole Primaire
Rue de la libération
14940 Sannerville
Tél: 02 31 23 30 50
L’école élémentaire comporte 6 classes, et 8 enseignants :
Catherine ROMANET : CP
Guillaume RUYTER : CP-CE1
Marie BLANCHARD : CE1
Anne-Pierre GOUPIL : CE2 (mi-temps)
Jean-Marc BASSETTI : CE2 (mi-temps)
Fabienne LECERF : CM1
Marie-Christine ETIENNE : CM2. Directrice de l’école
Peggy GOSSELIN : CM2 (Décharge de la directrice)
Ecole Maternelle
5 place des Bambins
14940 Sannerville
Tél: 02 31 23 26 76
Mr BELLEC - Directeur
Groupe maternel de trois classes.
Ces écoles accueillent les enfants des deux communes limitrophes (Touffréville et Banneville la Campagne) sous réserve de l’accord de la communauté de communes “entre bois et marais”.
Collège
Collège Montgomeri
3, rue du Bois
14670 - TROARN
Tél. 02.31.23.35.87
Fax. 02.31.39.08.98
Site Internet
Calendrier scolaire
Les anciens élèves des écoles de Sannerville sur le site Internet copainsdavant
oct 07 29Le Conseil au XIXe siècle
Le rôle économique et social du conseil municipal au 19ème siècle
C’est au cours d’une lecture des registres municipaux que l’on a découvert l’existence d’une fabrication de dentelle à Sannerville.
En effet le 7 Avril 1847, le Conseil apprenait avec consternation qu’un nombre assez considérable d’ouvriers en dentelle était renvoyé par leur maître pour lequel ils travaillaient depuis longtemps. Le Conseil prend conscience qu’il est urgent de leur procurer de l’occupation, de “les tirer de l’oisiveté si souvent funeste”. II décide d’utiliser une partie des fonds destinés à la construction de l’école, qui a été ajournée, pour donner du travail aux chômeurs. Les dentelles effectuées dans cet atelier devenu communal seront ensuite vendues par la commune qui se remboursera de la somme avancée (500 francs).
Voici un exemple très intéressant d’interventionnisme économique, de “socialisme municipal” d’une commune qui se substitue à l’employeur privé défaillant. Cette intervention a d’ailleurs probablement permis à cet artisanat de subsister quelques années car en 1903, à la demande du préfet, le Conseil recense 10 ouvrières fabriquant de la dentelle au bloquet (bobine à manche). Certaines d’entre-elles sont susceptibles d’enseigner leur art qui tend à disparaître et le Conseil vote une subvention afin de payer une ou plusieurs maîtresses de travail qui accepteront de prendre des apprenties et de leur enseigner leur art.
Si le Conseil a eu un rôle économique au 19ème siècle, il a eu aussi un rôle social important.
II vient régulièrement en aide aux indigents en distribuant pain et viande, en payant les frais médicaux et l’hospitalisation des infirmes, en admettant gratuitement à l’école les enfants pauvres et en participant aux frais de fournitures scolaires.
Cependant, il refuse parfois d’être la vache à lait.
Dans une délibération il refuse de payer l’hospitalisation d’un homme de 49 ans, ouvrier tuilier au salaire de 6 francs par jour, jouissant également du salaire de son fils, suffisamment aisé pour “entretenir une femme chez lui et qui s’il était un peu plus rangé, sa maladie se guérirait d’elle-même…”.
II veut bien aider ceux qui le méritent, ceux qui pendant toute leur vie ont donné l’exemple d’une vie irréprochable consacrée au travail. II a des principes strictes et malheur à celui qui choque sa morale. Ne condamnons pas trop vite ce rigorisme parce qu’il se justifie par le nombre important d’indigents que le Conseil doit secourir.
En 1855, on dénombre 66 indigents pour une population de 600 habitants, soit 11% de la population, c’est considérable. Cette année-là on doit distribuer 1,500 kg de pain par semaine par personne et occuper 10 hommes à raison de 1 F par jour pendant 3 mois. La charge est lourde pour cette petite commune, c’est pourquoi l’aide n’est accordée que lorsqu’il y a absolue nécessité.
P. et E. LOUVET
(Article paru dans le bulletin municipal N°11 - Décembre 1987)
oct 07 29L’école au féminin
L’ÉCOLE SE DECLINE AUSSI AU FEMININ
Au XIXe siècle le garçon est tout et la fille est peu, en conséquence l’école tant désirée sera essentiellement masculine. Mais peu à peu les filles vont gagner le droit à l’instruction.
Leur aventure commence vers 1850 quand elles sont confiées à une institutrice qui doit leur apprendre en priorité la couture, le tricot et la broderie “afin qu’elles ne soient pas à charge de leur famille en attendant d’être à la charge d’un éventuel époux”. Dans cette phrase on peut mesurer le mépris et le manque de considération que l’homme du XIXe siècle avait pour la femme: ne semble-t-elle pas peinte sous les traits d’un boulet improductif ?
Cette rivalité entre travail intellectuel et travail essentiellement manuel va se cristalliser dans le conflit qui oppose une institutrice et une maîtresse de l’ouvroir communal. L’ouvroir communal était un atelier où les jeunes filles apprenaient la broderie, la couture… En 1856 plus de 30 jeunes filles étaient inscrites à l’ouvroir, en 1859 il ne restait plus que 4 ou 5 adhérentes. Pourquoi cette désertion de l’ouvroir? Le CM décide de mener l’enquête et va interroger les parents. II ressort de l’enquête qu’il y a un défaut de surveillance de la maîtresse de l’ouvroir qui n’y fait que de rares apparitions. Les élèves sont livrées à elles-mêmes et ne font aucun progrès. La maîtresse interrogée avoue qu’elle est surtout obligée de travailler pour l’institutrice qui chapeaute l’ouvroir annexé à l’école. Le CM démissionne la maîtresse de l’ouvroir et la remplace par une autre plus active et moins soumise à l’institutrice soupçonnée de vouloir sacrifier le travail manuel au profit du travail intellectuel. Mais le litige renaît entre la nouvelle maîtresse de l’ouvroir et l’institutrice. Le CM tranche en faveur du travail manuel qui doit primer parce que la plupart des Sannervillais sont nécessiteux et que les enfants doivent avant tout apprendre un métier. La culture générale ne paie pas encore. L’ouvroir devient donc indépendant de l’école, l’institutrice n’a plus d’autorité sur la maîtresse de l’ouvroir.
Dès 1856 on décide d’offrir un bâtiment à l’école des filles qui sont probablement moins bien logées que les garçons. Le choix se porte sur une maison située au centre du hameau des carrières. On estime la dépense à 5 500 F : la maison est achetée 2 250 F en 1857 et les travaux s’élèvent à 3225 F. Mais l’argent fait toujours cruellement défaut à Sannerville. On demande un secours de 2000 F au préfet en insistant sur les lourds sacrifices effectués par notre pauvre petite commune. Deux ans se passent et l’année 1858 n’a toujours pas vu arriver les secours, on interrompt les travaux et on renouvelle l’appel aux secours. Toujours rien, de guerre lasse on suspend le projet jusqu’en 1883 où la conjoncture économique semble meilleure.
En 1883 Sannerville compte 464 habitants, Touffréville 164 et Banneville 141. Cette année-là, on choisit un terrain convenable.
II s’agit d’une pièce de terre nommée “La Hogue”. Mais la propriétaire refuse de vendre et propose un autre terrain “Le Cloqueux” pour la somme de 1 000 F. La commune refuse ce terrain situé en contrebas de la route, humide et qui plus est grevé d’un droit de vue. En effet la propriétaire avait passé ultérieurement un contrat notarié avec le propriétaire du château de Sannerville M. Le Chartier qui interdisait de construire ou de déposer quoique ce soit sur ce terrain afin de ne pas boucher la vue du château. Enfin le prix réclamé est le double du prix réel. Le CM qui a définitivement choisi “La Hogue” entame une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique afin de faire céder la propriétaire récalcitrante. On évalue le coût du projet à 23000 F (achat du terrain, construction, mobilier scolaire) et on demande une subvention de 8500 F au ministère de l’instruction. Le restant sera couvert par un emprunt de 7000 F à la caisse des lycées remboursable sur 30 ans.
P. et E. LOUVET
(Article paru dans le bulletin municipal N°10 - Juin 1987)
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