Ce monument fut d’abord érigé rue des Bouquets, à l’emplacement qui correspond maintenant au numéro 28 de la rue de la Libération.
Pendant les événements de la dernière guerre, il reçut des éclats d’obus mais pu être remis en état.
 

Le calvaire et le monument aux morts avant guerre

Au moment de la reconstruction du centre de Sannerville, il fut alors déplacé et transféré à son emplacement actuel face à la poste, sur la place Exminster.

Le monument aux morts

Il rend hommage aux soldats de la Grande Guerre des communes de Sannerville, Touffreville et Banneville la Campagne, aux soldats et aux victimes civiles de la seconde guerre mondiale et à un soldat de la guerre d’Indochine.

Le monument aux morts

Le monument aux morts - Sannerville

1914-1918, Sannerville :

Pierre Aubert, Maurice Belver, Emile Belver, Joseph Brunet, Léon Joyeux, Lucien Lecouvreur, Marcel Léger, Victor Loussu, Léon Marie, Joseph Miray, Alphonse Rollet.
 
(Voir aussi : La première guerre mondiale)

Le monument aux morts - Touffreville

1914-1918, Touffréville :

Ferdinand Bouet, Florentin Collard, Charles Féret, Auguste Jeanne, Albert Lamy, A.Michard, Alphonse Hamel, Alexis Marie, H.Lye.

Le monument aux morts - Banneville

1914-1918, Banneville la Campagne :

Joseph Langlois, G.Lelièvre.

Le monument aux morts

1939-1945, Victimes civiles, Sannerville :

Léon Aubrée, Aurélie Fontaine, Lucienne Fouque, Hélène Ganier, Louis Ganier, Paul Gouet, Madeleine Huet, Constant Jeanne, Madeleine Jeanne, Michel Jeanne, Henri Laballe, René Leblatier, Marguerite Leconte, Clémentine Lemelletier, Nelly Lemelletier, Colette Sébire, Candide Tostain.
 
A ces 17 victimes, il faut ajouter deux militaires :
Raymond Delaunay et Norbert Mugnier.

Indochine : Jean-Pierre Guillou.

(Voir aussi : Les victimes civiles de la deuxième guerre mondiale)

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Le cimetière britannique de Banneville la Campagne est situé à la sortie du village en direction de Caen.
Il comprend 2175 tombes, où sont ensevelis 2150 Britanniques, 11 Canadiens, 5 Australiens, 2 Néo-Zélandais, 5 Polonais et 2 soldats non identifiés.

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Bien que situé sur la commune de Banneville la Campagne, ce château se trouve face aux commerces de Sannerville, au sud de la route de Rouen.

Le château de Banneville après guerre.

 

Extraits de la Statistique routière de Normandie par M. de Caumont (1842)

A deux lieues et demie de Caen, on trouve, à droite, le château et le parc de M. le marquis de Banneville, membre de l’Association normande. Entre Banneville et Troarn, on rencontre des coteaux dirigés du nord au sud : ce sont les premières assises de l’argile bleuâtre, analogue à celle des environs d’Oxford, et qui forme la base du terrain le plus fertile d’une bonne partie du pays d’Auge. Certaines couches de ce banc argileux servent à faire de la tuile. Plusieurs fabriques sont établies sur le bord de la route. Troarn, chef-lieu de canton, sur la Dive, doit son importance à l’abbaye de Saint-Martin. En 1022, Roger de Montgommery, vicomte d’Exmes, fonda à Troarn une collégiale, et, vers 1048, son fils transforma cette collégiale en abbaye, sous l’épiscopat de Hugues, évêque de Bayeux. Le premier abbé du monastère, Durand, entra en fonctions l’an 1059; la même année, l’église fut dédiée par Odon, frère de Guillaume-le-Conquérant, évêque de Bayeux. Quand l’archevêque de Rouen, Odon Rigault, visita l’abbaye en 1250, il y trouva quarante-quatre moines et 3,000 livres de revenu (environ 54,677 livres). Il n’y avait plus que neuf moines quelques temps avant la révolution. La mense abbatiale s’élevait alors à plus de 100,000 francs. Cette abbaye avait un assez grand nombre de patronages, la plupart indiqués dans ma Statistique monumentale. Les Anglais assiégèrent l’abbaye de Troarn et la prirent en 1418, parce qu’elle tenait pour Charles VI. Elle fut, d’après l’abbé de La Rue, fortifiée en 1468, pour la garantir des incursions des Bretons ; elle fut pillée par les protestants en 1562. L’église de l’abbaye est complètement détruite ; elle avait près de deux cents pieds de longueur. Quelques restes de l’ancienne abbaye, convertis en bâtiments d’exploitation, conservent encore leur caractère primitif, malgré les changements qu’ils ont éprouvés : telles sont des fenêtres, qui peuvent dater du XIIIe siècle. L’entrée principale du monastère existe encore. Elle est ornée d’un portique comme la façade d’une église, et surmontée d’un fronton triangulaire. Des contreforts et des niches à statues, surmontées de dais, décorent les deux côtés de cette entrée, qui est plus monumentale que la plupart de celles qui précèdent nos abbayes. Je la crois du XVe ou du XIVe siècle.

Cette porte de l’abbaye de Troarn se trouve aujourd’hui à l’entrée ouest du parc du château de Banneville. On la voit à l’entrée de Banneville la Campagne et de Sannerville, sur la RN 175 en venant de Caen. L’entrée du cimetière militaire de Sannerville-Banneville se trouve juste à coté .

Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 25 juin 1928.


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Le château de Banneville le 19 juillet 1944 - ©IWM